15.01.2008
Toc toc toc
19:11 Publié dans Faune et flore | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
08.01.2008
Mondolkiri
A l'occasion des vacances de Noël, le bambou a eu la visite de ses parents et de Claire. Du coup, nous avons décidé d'en profiter pour découvrir une région qu'aucun de nous ne connaissait encore, le Mondolkiri.
L'auteur de cet article ne prétend pas supplanter le Lonely Planet, mais tout de même, il est utile de savoir que si l'on souhaite se rendre dans le Mondolkiri, la compagnie de bus Hua Lia propose un départ chaque jour à 7h en saison sèche.
Départ 7h, donc, arrivée 17h30.
C'est une chance que notre entrée dans les "villes" qui bordent la route coïncident avec un repas de la journée.
Muth Kamput, le petit-déjeûner.
Skun, la collation de 10h.
Kampong Cham, on s'arrête juste pour prendre des passagers, et des colis. Je suis déçue parce qu'aucun passager n'insiste pour mettre ses poulets dans les soutes.
Snuol, le déjeûner.
Ensuite, c'est plus difficile. Les "villes" s'espacent. Et comme nous n'avons pas été très prévoyants, nous avons dû sauter la collation de 14h et le goûter. Ca non plus, le Lonely Planet ne le dit pas.
La route se transforme en un bandeau de terre rouge qui coupe les champs d'hévéas, grimpe une colline pour mieux sinuer dans la vallée suivante, et arrose de poussière toute la flore et la faune.
Arrivés à Sen Monorom, nous avons le choix parmi une dizaine de guesthouses et autres hôtels, tous plutôt vides, car les touristes ne sont pas nombreux dans la région.
Le critère déterminant est l'eau chaude. A Sen Monorum, on supporte très bien une petite veste. Et des chaussettes. Et une bonne couche de couvertures la nuit. Et l'eau chaude pourla douche, cela va sans dire.
Il nous faut ensuite organiser notre séjour.
Qu'à cela ne tienne, les employés de la guesthouse font jouer leur carnet d'adresses rien que pour nous. A Sen Monorom, il ne faut pas jouer à l'original. On nous propose un aller-retour à la magnifique cascade de Bou Sra pour le premier jour, et une balade à dos d'éléphant pour le deuxième jour. Après on verra.
Vu que nous sommes de grands originaux, et que nous n'aimons pas suivre les sentiers battus, nous avons fait la balade à dos d'éléphant le premier jour.
Le départ de la balade se fait dans un village phnong, ce qui nous a permis de découvrir quelques-unes de leurs particularités, les habits, et le style des maisons. Les images s'imposent.
Ca, c'est la réponse des Phnongs à la question "New aèna ?".
L'éléphant, c'est finalement - et contrairement à ce qu'on pourrait croire si on se renseigne sur sa taille - un véhicule plutôt maniable. La seule exception, c'est quand il a décidé de manger un tronc de bananier. Et ça arrive plus souvent qu'on croit.
L'éléphant, c'est aussi un animal qui passe partout (se référer à la remarque ci-dessus). Ca grimpe des dénivelés incroyables, droit devant sans une arrière-pensée, et une fois arrivé en haut, il est même pas essoufflé l'éléphant.
L'éléphant, c'est un investissement familial.
Ben oui, dans le Mondolkiri, l'éléphant a une durée de vie plus longue que les gens.
L'éléphant, c'est aussi un animal qui aime bien les bains. Pas comme mon chat (quoi, je vous ai pas parlé de mon chat? Bon, mais je suis une fille d'ordre, alors va falloir patienter, parce qu'il n'a pas participé à notre virée dans le Mondolkiri).
Mais à propos de toutes ces caractéristiques fascinantes de cet animal époustouflant qu'est l'éléphant, le Lonely Planet reste muet.
Comme vous l'aurez deviné - nous sommes des aventuriers, mais pas tant que ça - le deuxième jour, nous avons fait l'aller-retour à la maginifique cascade de Bou Sra (je voulais mettre un éléphant pour vous donner une idée de la hauteur de la cascade, mais j'en avais pas sous la main...).
Tout ça pour dire que le Mondolkiri, c'est pas mal. Et qaund on y va avec ses parents et sa petite soeur qu'on n'a pas vu depuis 5 mois, c'est franchement bien.
Enfin, dernière info, mais d'importance : dans le Mondolkiri, on peut manger de la choucroute. Des frites avec un bon steak. Des spaghettis bolognaise. Des spécialités népalaises.
Ca, le Lonely Planet le dit.
20:10 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.12.2007
Adoptée
Il y a deux mois, j'ai raconté à ma mère mon premier fou-rire avec des femmes khmères, lors d'une visite d'ouverture de parrainage. Elle m'a conseillé d'en faire un post, avec le titre "Adoptée".
Je ne l'ai pas fait parce que j'avais l'impression que l'histoire passerait mal.
Je ne regrette pas.
Après ce premier moment de communion si j'ose dire, il y en a eu d'autres. Mais il y a aussi eu des moments où la méfiance de ces gens que j'essaie d'aider était presque palpable, comme un mur entre eux et moi, et qui me prouvait bien que j'étais loin d'être acceptée.
C'est encore le cas de temps en temps, et vraisemblablement, il y aura toujours des familles défiantes face à la Barang qui ne connaît rien de la dureté de leur vie et qui cherche à leur imposer des règles qu'ils jugent futiles.
Mais il y a eu comme un déclic ces dernières semaines. En l'espace de quelques jours, des mamans de Champus Khaèk et de Krol Ko nous ont proposé de manger chez elles quand nous passons la journée dans le programme, plutôt que dans un bouiboui hors du village comme nous faisons d'habitude.
A Krol Ko, une maman m'a dit aussi que tout le monde pleurerait lors de mon départ.
Mais surtout, les filleuls de Takéo m'ont offert une fête de Noël.
Ils nous attendaient au lieu de distrib, qui se trouve sous la maison du chef du village, rayonnants et tenant une fleur dans la main. A peine sortie de la voiture, je me suis retrouvée avec un gros bouquet dans les mains, et des guirlandes de fleurs autour du cou.

Ensuite, Roatanak m'a offert un krama en coton, dans un petit paquet cadeau avec un petit message en anglais.
Ils avaient loué des enceintes, alors on a chanté, dansé, et on s'est amusés.
Arampiya !
Je ne sais pas comment vous faire part de mon émotion, comment vous dire à quel point ça compte pour moi que ces jeunes se soient décarcassés comme ça pour me faire plaisir, à quel point j'aime les petites mains chaudes qui se glissent dans la mienne quand on se promène dans un programme, ou comme je suis contente quand je m'aperçois que je suis de moins en moins "Neak Kru" et de plus en plus "Bang Srey" ou "Eva".
08:05 Publié dans Moto Boulot Dodo | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
16.12.2007
Monorum
Monorum est arrivée !!! (sur un air bien connu)
Il était temps.
Après des débuts un peu difficiles (entre le moment où je l'ai engagée, et celui où elle a commencée, il s'est bien passé un mois et demi pendant lequel LONG Saroeun et moi avons bien galéré), et une semaine de formation en free-style parce que Saroeun, sur lequel je comptais, a été envoyé à Sisophon au dernier moment, nous voilà devenues super potes.
Monorum a 27 ans et moi 23. Elle est l'aînée d'une famille de 5 enfants, mais la seule qui ait fait des études (au département d'études francophones de l'Université Royale de Phnom Penh), grâce au soutien d'un parrain français et de l'ONG Enfants d'Asie Aspeca.
Elle est vraiment sympa, et comme je m'y attendais, très consciencieuse. Elle apprend vite, et c'est ce dont j'ai besoin actuellement.
Seul problème, on se tutoie, alors que je donne du "Monsieur LONG Saroeun" à l'autre travailleur social depuis quatre mois...
09:35 Publié dans Moto Boulot Dodo | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
15.12.2007
Arghhhh !
C'est un peu contre mon gré que je me retrouve à vous faire une saga "Urgences".
Après ma plongée dans l'univers de l'hôpital Preah Kétomealea, je croyais avoir tout vu.
Quelle naïveté !
Quel choc, aussi, parce qu'il m'a bien fallu une semaine pour me décider à vous en parler. C'est pas toujours facile de témoigner, surtout quand on se sent aussi impuissant que moi dans cette p... de clinique.
Le même vendredi où j'ai accompagné la maman de OK Thea, SUON Vitey a eu un accident. Du coup, nous sommes allés lui rendre visite dans la clinique privée où il était hospitalisé.
Dans le cadre du projet "Santé pour tous", nous indemnisons les familles à hauteur de 3$ par jour d'hospitalisation, ce qui permet de financer la nourriture.
SUON Vitey a eu un accident. Lui et son grand frère étaient à moto, quand est arrivée une grosse Lexus. Evidemment, le conducteur ne s'est pas arrêté.
Evidemment.
Par chance (s'il est permis d'employer ce mot dans de telles circonstances), le conducteur a été arrêté par la police peu après. Son assurance prendra en charge tous les soins.
Vendredi donc, nous sommes allés à la clinique Hong Sen. Non, ce n'est pas le nom d'un illustre médecin chinois qui a vécu à l'époque de Confucius. Plutôt du riche et rapace propriétaire, si vous voulez mon avis.
C'est un cube, plus aseptisé à l'extérieur qu'à l'intérieur. Vitey était installé dans une chambre située au deuxième étage et dont les fenêtres donnent directement sur un magnifique chantier.
Les médecins sont tous chinois, et ne se déplacent jamais sans une infirmière-traductrice.
Vitey n'allait pas fort. Sa lèvre supérieure, en bouillie, venait d'être recousue. Il avait très mal à la tête, vomissait tous les aliments que sa mère lui donnait amoureusement, et sa jambe droite était insensible.
Les médecins, pour résoudre ces problèmes, lui avaient fait un scanner qu'ils ne savaient pas interpréter, et lui fournissaient en abondance glace et perfusion d'eau salée (sodium chloride en chinois).
Jeudi, nous y sommes retournées avec Monorum. Tranquilisez-vous, elle fera l'objet d'un post entier, elle le vaut bien.
Vitey n'allait pas fort. Sa lèvre supérieure, en bouillie puis recousue, venait d'être débarrassée de ses pansements. Il avait très mal à la tête, vomissait tous les aliments que sa mère lui donnait amoureusement, et sa jambe droite était insensible.
Les médecins, pour résoudre ces problèmes, avaient appelé un oracle pour tenter de déchiffrer le scanner, et fournissaient en abondance glace et perfusion d'eau salée (sodium chloride en chinois) à Vitey.
Nous avons fortement conseillé à la maman de vite sortir son fils de là et de le faire admettre à l'höpital Kuntha Bopha, dont personne ne me verra jamais écrire du mal.
Le grand frère va bien, merci.
15:50 Publié dans Moto Boulot Dodo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note









