06.04.2008
Voyage voyage
Le bambou a pris des vacances. Pendant ses vacances, le bambou est allé à Banteay Chmaar puis Samrong, province de Far West, qui, comme son non l'indique, est loin, à l'ouest. Du coup, le bambou en a profité pour tester pour vous de nouveaux transports khmers.
Il y en a qu'on ne présente plus.
Le bus, par exemple... Quelle que soit la compagnie, prendre le bus veut dire s'exposer à un froid polaire, ainsi qu'à une cure exagérée de décibels, généralement sous forme de karaoké khmer. En gros, des images gnangnans de beaux garçons qui se promènent avec de belles jeunes filles dans les rizières, ou regardent des couchers de soleil en s'inondant de mots d'amour. Il y a parfois aussi des ruptures terribles (mais c'est tout le temps la faute de la fille) ou alors, on est témoin de la naissance d'une belle histoire dans un endroit moderne comme un cybercafé ou un concessionnaire Honda.
Malgré la diversité des représentations de ce sujet sans fin qu'est l'amour, on se lasse.
Les compagnies de bus l'ont bien compris, et c'est pour ça qu'après deux heures de karaoké (et deux pauses dans des restaurants pas choisis au hasard), les clips vidéos laissent la place aux comiques. En Europe, on s'amuse beaucoup des aventures de deux amis, un grand tout mince, et un petit tout gros. Au Cambodge, le grand est tout gros et le nain tout mince, mais ils font beaucoup rire aussi.
Le bambou a aussi testé le Camry.
Mes yeux d'Européenne comptaient 5 places dans le véhicule. Tout compte fait, nous avons fait le voyage à 8. 4 derrière, 4 devant. Le chauffeur, qui avait plus de place que nous tous, partageait son siège avec un passager, au-dessus des cuisses duquel il devait passer chaque fois qu'il lui prenait l'envie de changer de vitesse.
La variante, c'est de coincer le huitième passager entre le chauffeur et la portière.
Dans les pick-ups, c'est la même histoire en pire. Les moins pauvres voyagent en cabine, mais le dilemme est grand entre étendre ses jambes ou éviter la barre malencontreusement placée à la hauteur du milieu de la colonne vertébrale. Le dilemme est vite résolu : avec les cahots, on n'évite aucun des désagréments de la cabine.
Si on est aventurier, on peut monter à l'arrière. Les cheveux au vent (impossibles à coiffer), le nez dans la poussière, et, comme toujours à l'étroit. Je crois que sur l'arrière du pick-up plus qu'ailleurs, le nombre de passagers maximum est indéfinissable.
Avec Tchaalott, le bambou a voyagé en compagnie d'une armoire en bois mal finie, qui se déplaçait vers la gauche ou vers la droite dans les virages, et d'une petite vieille toute ridée, toute parcheminée, et imperturbable.

Scratch scratch... (le bambou se gratte l'écorce pour trouver des avantages au voyage en pick-up). On évite les cahots... Non. On est protégé de la poussière... Non plus. De la pluie... Seulement parce que c'est la saison sèche.
Non, mais un avantage du voyage au grand air, c'est de pouvoir observer le paysage. Pour photographier en revanche, c'est plus difficile. Faire de l'art, ou s'accrocher, il faut choisir.
Pour prendre des photos du paysage, le plus sûr est sans doute la vache mécanique.
17:47 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
Bonne reprise, mon bambou voyageur et bonnes retrouvailles avec les colocatétudiants
Bisous
Ecrit par : maman | 06.04.2008
Je suis quasiment sure que c photos d'ecran ont été prises lors de notre escapade commune...
ce qu'il faut préciser tout de même , c'est que dans ce spectacle comique, le "nain" comme tu dis, si politiquement incorrectement, a une voix insupportable et qu'à chaque blague (ou ce qui semble etre une blague pour qqn qui ne parle pas un mot de khmer), il y a roulements de tambours et rires forcés... et puis aussi accessoirement, que l'un des sketchs repose sur l'histoire d'un pere alcoolique qui bat femme et enfants...
personnellement, je trouvais aps vraiment ca drole... probablement queje ne comprenais pas les dialogues! m'enfin quand meme...
Ecrit par : eugénie accroc aux pousses de bambou... | 15.04.2008
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