23.02.2008
Yok, ât ?
Quand je fais des visites dans des programmes à la campagne, je me rends compte à quel point je suis citadine. Je suis incapable de retenir le nom des arbres, alors que LONG Saroeun et Monorum me les rappellent régulièrement, et surtout, je tombe en admiration devant toutes les bestioles qui me passent sous le nez.
Les petits chats, les petits chiots, quand ils n'ont pas ouvert les yeux et qu'ils se débattent vainement pour retrouver la mamelle de leur mère. Ou plus tard, quand ils se battent pour rire.
Les veaux aussi, à tous les coups, surtout quand ils traversent la route juste devant la moto.
Les chèvres, dans quelques rares villages.
Et les petits poussins et les petits canards.
Les petits canards, ils me font penser à l'affiche de "Le bonheur est dans le pré."
Bon là, évidemment, y'a toujours Monorum qui intervient pour me rappeler l'existence de la grippe aviaire. Et au Cambodge, la grippe aviaire, c'est pas juste une affiche à l'aéroport. Parce que, je vous le demande, qui est-ce qui a décimé les canetons de Sovannarith?
"Vir ngoap ôh !"
Et invariablement, quand je suis là à contempler une portée de chiots ou de chatons, il y a toujours une femme pour me demander : "One yok, ât?"
Tu en prends un?
Et je leur explique que non, qu'à la maison on a déjà un fauve, et que j'en suis déjà esclave.
Mais cette fois-ci, quand la femme avec laquelle je discutais m'a dit "Yok, ât?", je n'ai pas compris. Y'avait pas de chien dans les parages, ni de chat. Ni de canard, ni de poussin, ni de chèvre...
"Yok ât?"
"Yok èy?"
"Yok vea tew barang?" Et j'ai réalisé, en suivant son regard, qu'elle parlait du gamin qui s'aggripait à mes jambes.
18:35 Publié dans Moto Boulot Dodo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Ecrire un commentaire