29.01.2008
Sisophon
Début janvier, je suis allée faire un tour à Sisophon.
Quand on arrive à Sisophon, on est au Far West.
On m'avait dit tu verras, Sisophon, c'est vraiment moche.
C'est vrai.
On m'avait dit tu verras, Sisophon, y'a tout le temps des mariages, qui durent trois jours et deux nuits. Surtout deux nuits.
C'est vrai aussi.
Mais à Sisophon, il y a un grand centre Enfants du Mékong. Une batterie de professeurs, des cours supplémentaires de 6h à 18h, et des foyers pour les collégiens et lycéens qui, pour une raison ou pour une autre, ne peuvent pas continuer leur scolarité en restant chez eux.
A Sisophon, il y a une équipe de choc, rassemblée par Martin au fur et à mesure, et à 99% khmère (le pour cent restant, c'est Martin...).
A Sisophon, il y a une bibliothèque, un laboratoire de langues, une salle informatique, des terrains de sport.
A Sisophon, on se repose. De Phnom Penh et du bruit, mais aussi on se décharge d'un peu de découragement qu'on amasse à Phnom Penh.
Comprenez-moi bien, c'est pas que je me sente découragée, mais pour une petite victoire, il y a aussi beaucoup de familles dont la situation stagne, qui n'ont pas compris que si on les aide, il faut avant tout qu'elles s'aident elles-mêmes. Et il y a aussi les nombreux filleuls qui arrêtent, pour se marier, pour travailler, ou parce qu'ils ne sont pas bons à l'école.
Quand on va à Sisophon, on comprend mieux pourquoi la majorité des jeunes parrainés qui deviennent étudiants à Phnom Penh viennent de là-bas.
19:58 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
et la salle de prière ?
Ecrit par : maman | 30.01.2008
Sisophon !
Papy Sây !
Martin !!
Madame x et Redy et tous les autres !
Et tous les enfants surtout !
:-))
Ecrit par : Renata | 10.02.2008
Ecrire un commentaire