02.12.2007
Tableaux d'une exposition
Samedi matin matin. J'ai sorti ma petite laine, depuis la fin de la saison des pluies il fait froid. Je sens qu'il y en a trois qui vont se moquer de moi fin décembre...
LONG Saroeun travaille, une fois n'est pas coutume.
C'est que le Centre culturel Français (CCF pour les intimes, "Alliang" pour les Khmers) nous a ouvert ses portes, et que les enfants sont conviés.
Pour la première fois, nous avons choisi les enfants de Champus Khaèk. Parce que c'est un petit programme, pas trop éloigné de Phnom Penh. Parce que je les aime bien. Parce que Mithona et Vireak font partie du lot...
Retardés par une manifestation gouvernementale doublement inopportune de l'amitié entre le Royaume du Cambodge et la Dicta... l'Union du Myanmar, nous arrivons enfin à Champus Khaèk. Les enfants nous attendent, en uniforme et excités comme des puces.
Le van aussi est là. (Mais comment on va réussir à mettre les uns dans l'autre???).
Nous nous trouvons devant l'obligation d'en laisser sur le carreau. Ils tapent sur les vitres, ça nous fendrait le coeur s'il n'était pas emmitouflé dans deux couches de krama.
Nous partons enfin, nous arrivons pile à l'heure.
Le CCF nous a concocté un joli petit programme. Tout d'abord, visite de l'expo, avec commentaires de l'artiste en direct. J'aimerais vous dire que l'oeuvre est profonde (le nom de l'expo est "Regards profonds"), mais je n'en sais rien. Sou Mey parle en khmer, parfois en nous tournant le dos, et le hall est bruyant et résonne. Le point positif, c'est que ça dure juste assez longtemps pour que les enfants restent concentrés.
Ensuite, nous rejoignons la salle de cinéma, où Matilda Wormwood se débat en anglais sous-titré français contre l'horrible Miss Trunchbull. Je ne sais pas ce qu'en ont tiré les gamins. Les personnages sont tellement caricaturaux qu'ils ont certainement compris grosso modo ce qui se passe, mais quelle image ça leur donne de l'Occident?
Enfin, j'offre le déjeûner avant notre retour cahotique (mais en rien chaotique, si vous suivez, tout marche comme sur des roulettes depuis le début). Comme tous les Khmers, les enfants engloutissent leur assiette en deux temps trois mouvements.
Pour les occuper, je leur ai laissé mon appareil... Je recommencerai.
13:50 Publié dans Moto Boulot Dodo | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note









Commentaires
Je vois je vois - il n'y a plus d'assiettes !
Attention à l'indigestion :-)
J'ai toujours été fort étonnée d'entendre "qu'il fait froid" au Cambodge ... sachant que la température ne descend jamais en dessous de ... disons 25°C.
On va t'envoyer des pulls polaires et des moufles, vus que t'as même pas besoin de tenir l'appareil photo.
Biz ... t'as enfin vu Papy Sây ? Sisophon ? Des images ?
Renata
Ecrit par : Renata | 02.12.2007
J'oubliais : ma mère emmenait 8enfants dans une Fiat500 - donc 30enfants dans un van, ça doit le faire, non ?
Ecrit par : Renata | 02.12.2007
T'aurais pu mettre les gamins en trop sur le toit, comme sur les camionnettes lors de Pchum Ben !
Ecrit par : Jean-Sien | 06.12.2007
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