29.11.2007

Un week-end de folie (Chapitre 2)

Du 23 au 25 novembre, c'était la Fête des Eaux.

La Fête des Eaux célèbre le moment où le Tonlé Sap renverse son cours. En prévision de ce moment, tous les villages rénovent leur pirogue, et les rameurs s'entraînent pour être les meilleurs. Après des épreuves éliminatoires dans les provinces, la fête se déplace à Phnom Penh.

Contrairement à Pchum Ben où la vie semble s'arrêter, pendant Bon Omtuk, la ville semble plus que jamais grouiller de monde. Chaque coin de trottoir est investi par une multitudes de vendeurs de rues, où de gens qui ont saisi l'aubaine et proposeront aux promeneurs de garder les motos pendant les courses.
Le Quai Sisowath se pare de ses plus belles couleurs, et d'une magnifique estrade VIP.

La Fête des Eaux peut commencer. Pour la circonstance, les Cambodgiens prennent 3 jours de congés. Cette année, ils tombaient vendredi, samedi et dimanche...
Pas de chance, me direz-vous? Que nenni !! On étire les congés sur le lundi, voire le mardi pour les plus fonctionnaires d'entre nous.

Le premier aspect de la Fête des Eaux, c'est les courses de pirogues.

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Rares sont ceux qui ont su qui avait réellement gagné, rares sont ceux que ça intéresse.
Ce qui est intéressant, c'est d'observer les différentes techniques des rameurs (pendant la course, lorsqu'ils remontent le fleuve à contre-courant, lorsqu'ils traversent le fleuve, dans une parfaite imitation fluviale de l'heure de pointe sur le Boulevard Monivong, ...).
Ce qui est excitant, c'est l'attente du moment où une pirogue va se renverser.
Ce qui est stimulant, c'est de recenser les couleurs des maillots des différentes équipes, et de compter sur le bout des doigts les équipes dont les rameurs portent des gilets de sauvetage.

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A la fin de chaque journée, le roi (ou peut-être bien la communauté internationale, les huiles khmères n'étant pas réputées pour leur transparence) offre un magnifique feu d'artifice aux Cambodgiens réunis devant le palais.

Le Palais Royal, le Parlement, le Premier Ministre et tous les Ministères ont affrété, à grands frais je suppose, des espèces de péniches qui défilent toute la nuit sur le fleuve avec force musique. Ci-dessous, celui du Palais Royal.

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Le second aspect de la Fête, qui se confond avec le troisième aspect, c'est le "Ambok". Il s'agit de riz de la nouvelle récolte, écrasé, que l'on mange avec du lait de coco et de la banane. C'est hum... délicieux.
La vérité, c'est que ce n'est pas mauvais, mais que chacun de nous en était dégoûté pour s'en être fait offrir chaque jour depuis 2 semaines, et aussi que les étudiants auraient dû nous prévenir qu'ils nous faudraient en manger une pleine assiette.

Le troisième aspect, c'est Preah Khaè, la pleine lune.
J'en ai rarement vu d'aussi belle.

A 18 heures au bord du fleuve, elle était rouge.
A 22h30 quand nous sommes rentrés au foyer, pour nous apercevoir qu'il y avait une panne de courant que malgré tous nos efforts nous n'avons pas su rétablir, elle illuminait la cour.
Providentielle la panne de courant.

La coutume, c'est qu'il faut attendre minuit, le moment où la lune est à son zénith si on peut parler de zénith pour la lune, pour faire un voeu. Chacun prend son assiette d'Ambok,  et en donne une cuillère à chacun de ses amis et parents réunis, qui doivent regarder la lune en la mangeant. Ca nous paraissait plutôt bien, mais on a appris ensuite que pour chaque cuillère distribuée, on en recevait une en échange. Essayez un peu de regarder en l'air quand on vous gave comme une oie...

Je dirais qu'un dernier aspect de la Fête des Eaux, mais pas le moindre comme diraient les Anglo-Saxons, c'est d'être ensemble. Les étudiants ont moins passé ce dimanche à regarder la course qu'à jouer. A des jeux de société d'abord.

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A des jeux typiquement khmers ensuite, en attendant l'heure H. Et notre réflexion, à nous autres Barangs coincés, a été qu'à 20 ans, nous rechignerions à jouer à chat au clair de lune. Alors de là à en prendre l'initiative !

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Pour info, à partir de la mi-décembre, j'aurai tous ces garçons (excepté le Barang au fond à gauche) pour colocataires.

28.11.2007

Un week-end de folie (Chapitre 1)

Les week-ends sont assez difficiles à occuper au Cambodge. Mais cette semaine, par le fait des événements et de la volonté des bambous, samedi et dimanche ont été bien chargés.

Samedi, départ de bon matin vers Phnom Basset. Chers lecteurs qui commencez à comprendre ce que peut-être le rythme de vie cambodgien, je vous arrête tout de suite.
De bon matin, pour les bambous, c'est huit heures...

Deux motos, conduites par Guillaume et la narratrice. Plus Tchaa-Lott, qui a été tour à tour la passagère de l'un et de l'autre, et que je remercie de m'avoir donné ses photos de l'expédition.

Phnom Basset, c'est un programme à moi : quatre villages situés sur la colline du même nom, au bout d'une route magnifique, bordée d'eau et de pagodes. A chaque fois que j'y passe à toute allure avec LONG Saroeun, je regrette de ne pas avoir le temps de m'arrêter, d'entrer dans les pagodes. C'est chose faite.

De l'eau d'abord. A droite, à gauche, et ça forme un paysage assez étonnant. La route est surélevée, on pourrait se croire sur une digue au milieu de la mer s'il n'y avait pas tous ces arbres à moitié immergés.

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Des pagodes ensuite. De mauvais goût, comme celle-ci, qu'une vieille femme m'a vantée comme étant "Angkor Vat ti pi", Angkor Vat numéro deux pour les gens qui, même après les cours intensifs que je vous donne, sont toujours hermétiques à la belle langue khmère. Le comble, c'est que j'ai donné 200 riels pour contribuer à la fin de la construction (Rappel de la leçon n°1, abordée dans notre premier cours d'architecture : "Plus c'est moche, plus c'est grand, et inversement")...

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Ou alors superbes, surtout si on ajoute le paysage magnifique.

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Vireak

Il faut que je vous annonce une bonne nouvelle :

Hier, je suis allée à Champus Khaèk, et je suis passée devant la maison de Vireak. Il n'était pas là mais ses frères et son père m'ont dit qu'il prenait très au sérieux mon ultimatum et s'entraînait à lire tous les soirs avec sa mère.

Je lui avais laissé trois mois à partir du 1er octobre. Mais je vais le voir samedi, et s'il sait lire dès maintenant, je lui offrirai un livre. J'essaierai aussi de lui donner un parrainage dès la distribution de décembre, même s'il n'a pas encore de marraine...

27.11.2007

Vert fluo

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Quand vous voyez une rizière vert fluo, vous êtes sûr d'être au Cambodge.

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Quand vous voyez des palmiers, il n'y a plus aucun doute possible.

Autant dire que les paysages ne sont pas très variés : rizières et palmiers. Mais il y a une telle palette de verts, en fonction de l'heure, du temps, de l'humeur aussi, qu'on y trouve toujours son compte.

Actuellement, cela dit, la campagne vire au jaune : c'est que la récolte approche.
Tant mieux.

Le riz est très cher, 18$ le sac de 50 kilos. Le riz est si cher que pour ne pas exploser mon budget (on ne rigole pas), je suis obligée d'en donner moins aux filleuls. 45 kilos au lieu de 50. 
Du coup, les familles se voient obligées d'acheter du riz pour finir le mois, alors que celui-ci est plus cher que jamais...

Je suis à la recherche d'un moyen d'éviter ça l'an prochain, en profitant du fait que le riz est moins cher de janvier à juin environ.
A bon entendeur...

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26.11.2007

Kô Khô Ko Kho Ngo

Depuis un mois, avec LONG Saroeun, nous nous sommes lancés dans une grande entreprise : vérifier que tous les filleuls savent lire, ou faire en sorte que bientôt ce soit le cas.

Je pourrais passer deux heures avec un gamin à lui apprendre à lire.

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Ca a commencé avec Vireak. C'est un adorable petit garçon de Champus Khaèk, qui nous demandait un parrainage. Si on lui donne, il ne nous l'aura pas volé : une maison sur pilotis, sans murs, ou ceux qui existent sont en feuilles de palme, tout comme le toit.
Oui, mais voilà, Vireak est en Grade 3 (CE2), et il ne sait pas lire.
"Je ne sais pas lire ce mot (le mot en question, c'était Kampuchea), mais si vous me le dites, la prochaine fois je le reconnaîtrai."
Ce n'est pas un cas isolé, comme je m'en doutais, et ça s'est confirmé par la suite... Seulement, comment espérer qu'un gamin qui ne sait pas lire puisse réviser ses leçons?
Du coup, je lui ai fait du chantage.

Roooh... C'est pas bien !!!

Oui, je sais, mais y'a que ça qui marche. Vireak connaît le chemin de la bibliothèque de Champus Khaèk, sa maman sait lire et peut l'aider, et il a trois mois pour apprendre à lire s'il veut une marraine. S'il y arrive, il a une marraine, son parrainage tous les mois, et (mais ça il ne le sait pas encore) je lui offre un livre.

Depuis qu'on a décidé ça, je ne me promène jamais sans un livre pour enfants dans mon sac. On fait un petit contrôle lors de chaque visite de filleul. Mais comme celles-ci sont trimestrielles, il nous faudrait trop longtemps pour les faire toutes et réagir, en organisant des cours de soutien en khmer dans les programmes par exemple.

Du coup, pour gagner du temps, je fais des vérifications pendant la distribution. Les filleuls passent un par un par ordre alphabétique, et avant de leur donner leur parrainage, je leur demande de lire quelques lignes (là c'est CHHORN Chan Thorn, vous vous souvenez, celui auquel sa marraine a offert Marguerite?).

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Parfois, quand le filleul est grand, et qu'il a déjà passé son diplôme (l'équivalent du Brevet), c'est de la pure routine. L'air de se moquer de moi, OU Channa (ça vous dit rien, mais je donne des noms pour me vanter, je commence à connaître certains des filleuls par leur nom...) a lu une demi-page en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Mais des fois, on a de sacrées surprises.

YEM Sam On a 15 ans, et elle étudie en Grade 8. L'an prochain, à la fin du Grade 9 (3ème), elle va passer le diplôme qui est indispensable pour passer au lycée. Elle ne sait pas faire une simple addition, ni lire une seule ligne.
Et ça ça m'embête, parce que je ne sais pas quoi faire pour elle. A ce stade, le mieux serait vraisemblablement de l'orienter vers une formation professionnelle.

Heureusement, il y en a aussi de plus agréables, comme par exemple VA Chanty :

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Chanty a 10 ans et elle est rentrée en Grade 2 en octobre cette année. Non seulement elle sait lire, mais quand je lui ai demandé d'arrêter parce que j'en avais une preuve suffisante, elle a continué à lire jusqu'au bas de la page en chuchotant.

25.11.2007

Chak sang

Le Cambodge change à toute allure. Notamment, le nombre de stations essence augmente exponentiellement. Si bien qu'à Phnom Penh, pour indiquer le chemin, même à un autre bambou qui sait pourtant lire une carte, on utilise les stations essence comme points de repère.

"On mange à la Rega ce soir?
_ Oui, super, mais je suis pas sûr de la retrouver.
_ Si c'est facile. Tu prends Monivong depuis l'Ambassade, et tu tournes à gauche juste avant la Caltex, et ensuite encore à droite."

"Je voudrais faire réparer ma moto, tu connais un gars fiable?
_ Habituellement, on va chez Dara (qui ne s'appelle pas Dara tout compte fait, ndlr). Il travaille bien, et c'est moins cher que le Dara d'avant.
_ Très bien. Tu peux m'indiquer la route?
_ C'est facile, tu prends la route de Tuol Kork, et au rond-point tu prends la route entre les deux Caltex. Tu fais 200 mètres, tu dépasses le Morning Café, et c'est là sur la gauche."

Bref, tout ça pour dire, petit à petit, le Cambodge se modernise...

Heureusement, quand on est sur la route Phnom Basset et qu'on a peur de manquer d'essence pour rentrer, on a toutes les chances de trouver ça sur le bas-côté :

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24.11.2007

New aèna ? (5)

Parce que c'est la Fête des Eaux, il est indispensable de quitter un peu la ville (on y reviendra en temps et en heure, pour la finale des courses de pirogues).

A défaut de bois (à ce sujet, je vous renvoie vers le rapport de Global Witness), promenons-nous sur les routes de campagnes.

Là, quelques meringues féériques, mais plus de belles maisons coloniales, et surtout pas de compartiments chinois.

La plupart des maisons qui bordent la route sont de belles maisons traditionnelles khmères, sur pilotis ou dont le rez-de-chaussée a été construit en dur et fermé. Voici un specimen du premier type :

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La hauteur des pilotis, le nombre de jarres devant la maison, et le matériau de construction du toit sont des indicateurs du niveau de richesse du propriétaire. On en a déjà parlé.

En tout cas, ce sont des maisons très agréables à vivre. Spacieuses, aérées, ... confortables, cela dépend des goûts et des exigences.

C'est dommage que je ne cherche plus.

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13.11.2007

New aèna ? (4)

4ème épisode (et je pars du principe que vous avez pas besoin que je résume les trois premiers).

Voilà, je suis de nouveau à la recherche de la maison de mes rêves. Les critères sont simples : au moins deux pièces, un nombre de salles de bains supérieur à un (si vous vous souvenez, on est dix filles à la maison), et de la place pour poser vélos et motos.

Malheureusement, c'est compter sans la logique khmère, et sans l'immense talent de leurs architectes. Laissez-moi vous expliquer.
Il y a à Phnom Penh des rangées interminables de trucs comme ça (j'en profite pour vous faire une introduction à la publicité khmère, c'est tout dans l'incitation discrète à la consommation) :

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Et ils en construisent d'autres :

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Si vous vous souvenez des photos que j'ai prises chez moi, à l'intérieur d'un compartiment chinois, le rez-de-chaussée consiste souvent en une grande pièce toute en longueur, avec des fenêtres (ou la porte d'entrée) à un bout, et la cuisine, la salle de bain et l'escalier à l'autre.
Quand c'est aménagé, finalement, c'est encore pire, parce qu'ils sont capables de faire (ou incapables de faire autrement, je ne sais pas), ils sont capables de faire, donc, des pièces sans fenêtres, ou dont les fenêtres donnent sur l'intérieur de la maison.
Ensuite, il y a ce que les Khmers appellent élégamment "lawtoeur" (avec le fameux "oeu" constipé que j'ai bien du mal à prononcer), je vous fais grâce de Limon. C'est ce que j'occupe actuellement, une espèce de mezzanine qui donne en général sur l'étage d'en-dessous. C'est plus ou moins aménagé, de la simple rambarde au mur qui délimite une vraie pièce.

Pour des gens comme moi, un compartiment chinois a le désavantage d'être très bas de plafond. J'ai du mal à mettre mon bras au-dessus de ma tête pour me coiffer, pour tout vous dire.

Tout de même, ce n'est pas pour ça que je déménage.

12.11.2007

New aèna ? (3)

Une petite mention spéciale pour la maison d'Hélène.

La maison d'Hélène, c'est une raison suffisante de venir à Phnom Penh.

La maison d'Hélène est située au dernier étage d'un immeuble très chic (et pas trop mauvais goût pour le coup).
La maison d'Hélène est construite tout en bois, avec de grands ventilateurs silencieux au plafond. Pour aménager la maison d'Hélène, le propriétaire a fait venir des pilotis d'une maison traditionnelle à Battambang.
La maison d'Hélène est meublée avec goût.
Dans la maison d'Hélène, on a l'impression de vivre dehors. D'une certaine façon, on vit dehors. La plupart des murs sont en fait des baies vitrées qui sont plus souvent ouvertes que fermées.
La maison d'Hélène a un jardin pour Syméon, avec de l'herbe par terre.

La maison d'Hélène donne sur le quai Sisowath, une espèce de Promenade des anglais à la khmère (c'est-à-dire que la promenade se fait en pyjama).

Je n'ai pas de photo de la maison d'Hélène. Ca ne se fait pas.

Je suis invitée chez Hélène pour la finale de la Fête des Eaux. Là, il y aura des photos.

11.11.2007

New aèna ? (2)

Après le château de la belle au bois dormant, passons aux vestiges d'une période révolue, l'époque coloniale.

A mon goût, la sobriété a bien plus de cachet que les fioritures et autres colonnes dont les nouveaux riches sont friands. Pensez juste au petit crépi jaune, éclairci par le soleil implacable et le temps qui passe...
Mais malheureusement ce n'est pas l'avis de la municipalité, qui ne fait rien pour entretenir les bâtiments de l'époque coloniale autres que ceux qui abritent des institutions ou les services publics.
La Poste par exemple :

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Comme tout bâtiment public, la Poste arbore fièrement la photo du roi. Ou plutôt, de Monseigneur Papa (Samdech Aeuv), qui au grand dam de mon papa à moi, a toujours une grande notoriété. En revanche, la photo du roi actuel n'est pas systématiquement affichée. Il vient en troisième après la Reine Monique.

Tout le quartier autour de la Poste abrite pas mal de vieux bâtiments construits par les Français. Il y a des immeubles encore habités :

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Mais surtout des maisons désaffectées ou squattées, comme celle-ci qui se trouve devant le musée national (quand je serai riche, je la rachèterai et la retaperai...) :

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Ou alors, entretenues parce qu'occupées par des entreprises qui ont de l'argent : Asia Insurance

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Et enfin l'apothéose, la banque Maybank, dont je regrette bien qu'on n'ait pas ouvert les comptes edM chez eux :

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