04.11.2007

Chnang

Ca fait plusieurs fois que je les croise, sur la rue de l'antenne, le matin quand je vais travailler.

Au milieu de la circulation vrombissante, ils donnent l'impression de venir d'une autre époque. En fait, ils viennent seulement de Kompong Chnang.

Ils avancent au pas lent des boeufs, imperturbables, surtout pas pressés, pour aller vendre leurs produits au marché.

Ca fait plusieurs fois que je regrette de ne pas avoir mon appareil photo.

Mais ce matin, en jetant un coup d'oeil par la fenêtre du bureau, qu'est-ce que je vois devant la grille? La même charrette, chargée de paille et de pots en terre, moins les boeufs qu'on a détachés et qui broutent à quelques pas de là.

c608c979756a232b2a02a1ee4c2d492d.jpg

Il n'y a personne autour de la charrette (ou alors, je n'ai pas vu le hamac...). J'en profite, je tourne autour, je prends des photos. Il y a des marmites pour faire cuire le riz, des verres, et même des tirelires en forme d'éléphant ou de tortue.

936f215d76a157b768accc1b946685fd.jpg

Plus tard, je vais au marché "Ampel Makkara" (7 janvier, en souvenir du jour où les Vietnamiens ont chassé les Khmers Rouges de Phnom Penh) de Tuol Kork et avisant un petit pot en terre cuite, de ceux dont papa m'avait demandé que je lui en ramène un l'année dernière, je demande le prix.
1 000 riels. Un quart de dollar.

Et là, j'ai encore plus d'admiration pour ces gens qui toute la semaine, font des objets en terre, pour aller les vendre à Phnom Penh pour un prix dérisoire.

Commentaires

Quel chemin parcouru ! En un peu plus de trois mois, tu manipules déjà la langue locale - ampel au lieu de pram pel -. Notre bambou se retrouve bel et bien sur un terrain fertile.
Pour le petit pot, ma commande reste toujours valable...

Ecrit par : pp | 04.11.2007

Ecrire un commentaire