29.10.2007

Thngay nih, yeung tew psar Orussey

Le bambou aime le marché.

Pendant un temps, le bambou a fréquenté les supermarchés d'expats (du groupe Lucky, pour ne pas faire de pub)mais :
_ par définition, dans ce genre de lieux, il n'y a que des expats
_ et donc, en conséquence du point soulevé plus haut, le supermarché pratique des prix prohibitifs
_ le temps qu'on gagne parce qu'il n'est pas nécessaire de marchander, on le perd à chercher son chemin au milieu des produits aux étiquettes écrites en chinois ou en thaï, et c'est beaucoup moins sympa comme façon de perdre son temps.

Une fois ces observations judicieuses faites, le bambou a déserté ces temples de la consommation dont la fréquentation lui hérissait les feuilles sur la tête, et a fait le tour des marchés de la ville.
Le bambou achète ses habits au marché russe, sa lessive au marché de Tuol Kork, et va occasionnellement manger un petit plat vietnamien au marché central, mais pour une petite balade sans aucun but, c'est bien le Marché Orussey que le bambou préfère. Du coup, le bambou a décidé de vous emmener avec lui.

Pour une fois, le bambou entre par l'entrée principale.
Après vous.

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Au Cambodge, les marchés sont couverts, parce que permanents. Ouverts à l'aube, ils ferment vers 17h environ. Tout autour du marché, il y a de nombreux parkings gardés où garer sa moto contre la modique somme de 500 riels (1$ = 4000 riels, c'est dire si la somme est modique). Le risque est de ne pas la retrouver dans la multitude, ou pire, de ne pas reconnaître l'endroit où on a posé la moto. Par chance, en général, les gens me reconnaissent...

Le marché est organisé en petites échoppes numérotées, installées de part et d'autre d'allées relativement étroites.
Voyez un peu :

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Le rez-de-chaussée est consacré aux aliments (plus ou moins périssables) : dans le coin réservé aux légumes, au poisson et à la viande, mieux vaut relever son pantalon.
A l'étage sont regroupés les vendeurs d'habits, chaussures, tissus, draps, nattes, sacs, etc.
Au marché, on peut acheter un poisson et le faire préparer par une cuisinière. Au marché, on peut acheter un tissu et le faire coudre par une couturière. Au marché, il y a des coiffeurs et des esthéticiennes.

66cccdd43c9fb7078718e4856fac2ebf.jpgLe bambou croise toujours avec admiration les hommes qui tirent derrière eux de lourds chariots pleins de cartons en criant "Mouy mouy !" pour que les gens s'écartent.
Le bambou s'en veut toujours un peu quand, pour lui montrer un T-shirt, une jeune fille escalade son étal, farfouille dans les piles de tissu, en retire un petit paquet fait avec beaucop de soin et dont elle extirpe ledit T-shirt. Le bambou s'en veut surtout quand il n'achète pas ledit T-shirt.
Ici, dès qu'on commence à marchander, il est difficile de revenir en arrière.
Le bambou observe toujours avec beaucoup d'amusement les vendeurs qui dorment dans un hamac suspendu au-dessus de leurs produits.

Le marché est un lieu plein de couleurs, plein d'odeurs surtout. Le marché est un lieu qui se vit, dans lequel il ne faut pas hésiter à discuter pendant une demi-heure avec un vendeur pour voir baisser un peu les prix, ou à s'asseoir pour se reposer en sirotant un café vietnamien.

Le bambou aime le marché.

Commentaires

Merci pour ce super reportage ! cool méga génial ! j'ai trop hâte d'y être ! mais j'ai tellement de travail d'ici-là :(

Ecrit par : Jean-Sien | 03.11.2007

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